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Le public n'a rien contre l'IA. Il veut juste ne pas être pris pour un con.

3/11/20261 min read

Un prospect me confiait la semaine passée que sa campagne créée en IA l'année dernière se fait encore descendre. Pas par les créatifs. Par le public.


L'IA créative a fait des progrès énormes. Le problème de mon prospect, ce n'est pas la qualité technique de sa campagne. C'est que son audience a senti qu'on essayait de lui faire passer du généré pour du vrai.

Le Nuremberg Institute a testé ça sur 3 000 personnes en Allemagne, au UK et aux US. Quand une pub identique est présentée comme "faite par IA", les réactions émotionnelles chutent et l'intention d'achat baisse. Seuls 20% des répondants font confiance à l'IA dans ce contexte. Et le rejet est encore plus fort quand les gens le découvrent après coup.

Le public n'a rien contre l'IA. Il veut juste ne pas être pris pour un con.

Personne ne reproche à James Cameron d'avoir créé des géants bleus qui volent sur des dragons à travers des arbres luminescents. Mais tout le monde va reprocher à une marque de faire croire qu'une image générée est une vraie photo.

Et il y a un calcul que beaucoup oublient. Si tu peux photographier une pomme, photographie-la. Les quelques euros que tu économises en la générant mal, tu risques de les dépenser dix fois en modération si ton audience le capte. L'économie de production devient un coût de réputation.

On peut utiliser l'IA pour aller plus loin, plus vite, plus précis, plus fous. Mais pas pour remplacer le vrai. Et c'est notre responsabilité en tant que créatifs, agences et marketeurs de le comprendre. Parce que le consommateur, lui, a déjà compris.

#CreativeIntelligence #AI #Créativité #Advertising

Source : NIM — Transparency Without Trust (DE, UK, US, 2025)